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L’église de Petäjävesi

L’une des attractions touristiques les plus intéressantes de la région de Jyväskylä (éloignée seulement de 35 km) est sans conteste l’église de bois de Petäjävesi. C’est l’un des 5 sites de Finlande classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est dire que la valeur du lieu ne repose pas seulement sur des superlatifs gratuits de brochures touristiques. L’église construite en bois date de 1757 et a été parfaitement conservée. Comme expliqué sur le site de l’UNESCO, l’église est représentative d’une tradition architecturale propre à l’est de la Scandinavie. Les historiens de l’art de de l’architecture y trouvent sans doute mille choses intéressantes, le profane, lui, est séduit d’abord par le site, au bord de l’eau, et par la forme très sobre et à la fois très élégante du bâtiment. Une sorte de simplicité touchante, qui se trouve exaltée quand on pénètre dans l’église. Un intérieur sans pratiquement aucune décoration ni aucune couleur, le bois dans sa nudité et sans sa chaleur à la fois. C’est toujours très impressionnant, non pas tant par le côté spirituel (enfin, pour les amateurs, sans doute que si), mais par l’impression de douceur que dégage cet ensemble de matière vivante qui a traversé les siècles. L’intérieur n’est malheureusement accessible qu’en été, le reste du temps c’est fermé. On peut se faire une idée depuis l’extérieur en s’appuyant sur le socle de pierre et en regardant par les vitres. Mais on n’est évidemment pas enveloppé par le bois comme quand on peut entrer dans l’église. Un site à voir, en tout cas, c’est sûr.

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Trois soleils

Ce matin, froid de nouveau, –27 au lever. Je suis allé à la piscine. Le soleil est déjà bien levé à 8h en cette saison et bientôt on sera à l’époque où il brille en plein dans la tronche quand on nage et où il fait bon porter des lunettes de natation à verre fumé. En voyant cette belle lumière, je me demandais s’il y aurait de nouveau une parhélie. Et effectivement, en sortant de la piscine, vers 9h10, une magnifique parhélie servait de toile de fond aux bâtiments de la fac, on voyait très bien les trois soleils et un bel arc en bordure des mirages externes. C’était rageant de ne pas avoir avoir mon apn, m’enfin bon, peut-être demain de nouveau, car on nous promet du froid encore.

Häkärinteet, 10 ans

Aujourd’hui ça fait 10 ans exactement que j’ai j’ai fait mes premières descentes en ski de piste. C’était le 19 février 1997. Après un weekend où on s’était essayés tous deux au snowboard à Häkärinteet, sans résultat vraiment probant, j’étais retourné là-bas en soirée avec Michel sur les injonctions d’Aija, qui voulait que j’essaye le ski alpin. Et à Häkärinteet, il y avait une piste pour débutants hyper-douce. Bref, Michel et moi on a loué l’équipement — c’était un mercredi soir. Michel n’est jamais monté avec le remonte-pente — malgré mes efforts pour le persuader, il est resté bloqué en bas. Moi je suis monté et pendant un moment je me suis dit qu’il avait bien fait de rester en bas, car j’ai failli ne jamais redescendre : j’ai poireauté bien 15 minutes avant de me lancer du haut de cette petite butte terrifiante à l’époque (voir photo). Mais enfin bon, comme j’avais quand même nettement plus l’expérience de la neige que Michel et que j’étais monté jusqu’en haut, il fallait bien que je me lance, je n’allais pas redescendre à pied (même si c’était une option à envisager). Le premier virage je me suis bien sûr cassé la figure, mais après, ça a fait clic… Le reste, c’est de l’histoire, pour reprendre le cliché : depuis cette date, j’ai aligné 413 journées de ski alpin. Aujourd’hui, on est allés en pélerinage Aija et moi à Häkärinteet, où on n’était plus retournés depuis bien 7-8 ans. Ils ont coupé des arbres (on n’a pas tout de suite retrouvé les bâtiments), et il y a une nouvelle piste côté est, mais pour le reste ça n’a pas changé. Il faisait un temps magnifique. La piste ouest est vraiment pas mal, relativement raide et elle baignait dans le soleil. Pas de quoi lézarder ; il faisait –17. Ça fait qu’on est resté un peu moins de 3 heures seulement, vu qu’à la fin ça le froid commençait à se faire sentir. Mais c’était bien sympa de retrouver cet endroit et cette ambiance familiale. Et puis le clou, c’était le spectacle dans le ciel : il y a 10 ans, quand on rentrait le soir de Häkärinteet (on y est allés 2 fois en soirée), on voyait la magnifique comète Hale-Bopp dans le ciel nord-ouest. Aujourd’hui, comme pour rendre la commémoration plus vraisemblable, il y avait dans le ciel ouest une superbe conjonction de Vénus et d’un croissant de lune ultra-mince.

Fin de l’école

Aujourd’hui, les élèves de terminale des lycées de Finlande ont fêté leur dernier jour d’école. Ensuite, ce sera un mois de révision avant le bac. On est allés voir notre Antoine participer à la balade en camion des futurs bacheliers. Ambiance bonne enfant, jets de bonbons sur la foule, et une assez grande file de camions (une vingtaine) qui ont fait le tour du centre de Jyväskylä (voir la vidéo). Il ne faisait heureusement pas –30 comme il y a une semaine, mais on a passé presque une heure à poireauter par –20 et on était assez congelés après. En plus on n’a même pas repéré Antoine dans son camion, il était du mauvais côté, bien qu’il soit passé plusieurs fois et qu’on se soit téléphoné avant ça. Heureusement, Aija a reconnu un tas de ses élèves de Norssi et on a aussi vu des rigolos de Palokka, dont Penttinen. Après, on est allés manger à Fransmanni puis on a pris un dessert gigantesque à la pâtisserie de Karoliinan kahvimylly. Antoine aura tiré 12 ans (11 ½ pour être précis), c’est quand même une sacrée tranche de vie.

Froid

Le thermomètre indiquait –35,9 ce matin quand on est partis au boulot. En fait on a franchi la barre des –36 après notre départ, comme le montre le minima enregistré par le thermomètre. Chez nous, en hauteur, il fait toujours un petit peu plus chaud. Dans le vallon en bas de la colline, près du marais, on a dû frôler les 38-39. Des températures tout à fait conformes à ce que nous promettait la météo hier (voir ci-contre une capture d’écran du site de la météo finlandaise avec les prévision pour Jyväskylä, en haut le jour en dessous la nuit, et les températures maximales relevées à 14h, les maximas étaient de –24, la canicule, comparé à la nuit…). Il n’a pas fait aussi froid à Palokka depuis plusieurs années. À se demander si c’est bien intelligent d’aller au boulot par un froid pareil.

Le thermomètre retarde

Ce matin, sur l’autoroute, c’était assez marrant : dans la voiture, l’horloge indiquait 7h25, et le thermomètre -25 (les deux 25 étaient alignés l’un sous l’autre); à 7h26 il faisait -26, puis à 7h27 -27. Ensuite à 7h28, la température n’a plus changé. Comme si le thermomètre s’était mis à retarder. Ces variations de température sont fréquentes le long du lac, où il y a des couches d’air plus froid par endroit. En ville il faisait quand même encore -26. Beau froid ce matin et crépuscule matinal très joli. À la piscine ça caillait un peu, mais en sortant, on voyait trois soleils, une belle parhélie à ras au-dessus des bâtiments de la fac vis-à-vis de la piscine, les reflets latéraux étant presque aussi forts que le soleil. Heureusement on a fait du ski le weekend, parce qu’avec les températures qu’on nous promet c’est pas cette semaine qu’on pourra en faire.

Jaseurs boréaux

Aujourd’hui, de nouveau à Riihivuori. Cette fois, beau soleil, ambiance hivernale aussi avec le ciel bleu comme décor derrière les sapins. Et les pistes encore mieux qu’hier, si c’est possible. L’odeur de la neige, le chuintement des skis, le souffle du vent, le froid vif et le soleil qui éclaire à l’horizontale, promesse des belles journées de ski du printemps — dans une semaine, on sera en février. Quel meilleur moyen de passer son dimanche matin ? De retour à la maison, une nuée de jaseurs avait colonisé les arbres et picorait les aronias. J’ai réussi à les prendre en photo, mais ils n’ont évidemment pas voulu prendre la pose. Pour une photo réussie, où on voit mieux les couleurs de cet oiseau magnifique, voir (hiver) ici ou (été) ici.